Destaque

Soft Power, impérialisme culturel et esclavage moderne.

L’identité culturelle jouera un rôle central dans les flux culturels transnationaux23 lors des années 70 et 80, mais le caractère continu du façonnement de ces identités culturelles a souffert de l’influence d’une convergence médiatique qui videra le concept d’identité nationale, les transformant en idées entrecroisées de différentes «influences, traditions et forces»…

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Ça commence ici.

Supporté par les idées du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication (NOMIC), l’utilisation de systèmes de communication comme voie d’exercice de pouvoir des États-Unis en tant que potence hégémonique a fait histoire entre les années 60 et 80 et continue à causer de dégas aux économies des pays en voie de dévĺoppement. Ce fait aurait changé les destins des nations en voie de développement. Dans ce contexte, les débats concernant le futur des télécommunications se sont intensifiés au sein de la communauté internationale à partir de la deuxième moitié des années 70, menant à un quasi-consensus concernant au besoin de libéraliser le marché des télécommunications comme une forme de promotion du développement technologique.

gafaBasée sur l’incapacité des États à se montrer compétitifs face aux groupes privés de télécommunications et plus tard au nom de la libre circulation d’informations, cette libéralisation va finir par s’avérer être une forme d’enlèvement du pouvoir régulateur de l’État-nation face au capital privé. Un processus de formation d’un «intellectuel collectif» qui transforme la culture de masse en culture quotidienne1. L’utilisation du soft power comme politique impérialiste aurait aidé au grand capital spéculatif international à imposer une nouvelle forme de domination économique au-delà de l’imposition militaire. Les années 90 ont marqué la société mondiale, notamment par le processus de libéralisation du marché des télécommunications européennes, fait abouti en 1987. D’une façon inaperçue, les compagnies américaines du secteur de télécommunications, fruit de successives fusions découlées d’un processus de convergence, sortiraient favorisées de cette vague de libéralisation, notamment dû à son extensive infrastructure électronique. Dans ce cadre historique, un processus d’expansion globale du libéralisme américain va être déclenché. Ce processus de « globalisation » ne serait qu’une imposition normative, fondée sur les pays en voie de développement, par le biais des «impositions culturelles, politiques et économiques2». Dans ce contexte, se forme la GII Global information structure, canal de diffusion des messages des médias hégémoniques américains, tout en matérialisant l’idée des « autoroutes de l’information3».

Behind-the-brands-big-image-1280x776Vue sous la logique de la domination économique, l’application pratique du processus de globalisation s’avère convenablement intéressante aux États-Unis, puissance stratégique au cœur d’un système international unipolaire, tel que se présenterait le monde après le malaise de la chute du régime soviétique en 19904. Négligée, la veine politique du libéralisme international allait succomber aux « dents » d’un système néo-libéral insatiable et chaque fois plus désireux d’influence. Voulant mettre en lumière les concepts de « globalisation » et de « mondialisation », comme l’avait avancé Michel Freitag, nous espérons pouvoir répondre, à la fin de cet essai, à comment la communication est utilisée comme voie d’exercice des «doctrines impériales».

Qu’est-ce qu’on parle de ça?

Selon Michel Freitag, la «globalisation» serait, à partir d’une analyse sociologique, un phénomène qui s’oppose au concept de «mondialisation». Ce dernier, relatif à une idée de monde commun, serait, selon l’auteur, un processus capable de réorganiser les «structures normatives (culturelles et politiques) qui régissent réflexivement la vie collective au niveau mondial5». Ce processus serait continu et en évolution constante. En contrepartie, la «globalisation» serait vue par l’auteur comme une « généralisation extensive de certaines procédures6». Son analyse va aborder le concept de globalisation par une vision «strictement opérationnelle», reliée à un phénomène de caractère processuel. Freitag va associer ce phénomène aux intérêts de la sphère politique néo-libérale. L’auteur expose le caractère dichotomique de ces deux concepts. Selon lui, la globalisation serait un processus à but politique qui viserait à changer ou influencer le rapport de forces présent dans toute dynamique de pouvoir. Pour soutenir son apport, Freitag va définir la globalisation comme :

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« Un processus historique qui tend à assujettir la totalité des espaces sociaux […] à certaines logiques formelles et abstraites qui sont celles de l’économie de marché, de développement technologique, des moyens de communication et d’information7».

Or, à partir de la convergence des technologies de l’information et de la communication (TICC), la concentration des médias a ouvert l’espace à une «économie politique» dont le mode de production de messages va subir une sorte de transformation, influencée par les techniques de vulgarisation du message adoptées par l’industrie culturelle8. Marshall McLuhan va décrire cette idée au tour du concept de « déterminisme technologique » qui surélèverait « l’importance des techniques de diffusion et des réseaux de transmission9 ». Or, ces moyens de communication et d’information seraient, dans cet « ordre global », des outils largement adoptés avec l’intention de changer et d’influencer le rapport de forces présent dans toute dynamique de pouvoir. Un cadre normatif a été mise en place pour donner l’aspect légal à ces « doctrines impériales10». Il cherche à «promouvoir un ensemble de normes auxquelles nous adhérons11». Tel que décrit par Schiller, il est donc évident que l’« économie politique » – nouveau mode de production du message adopté par les grandes corporations médiatiques – va subir une sorte de transformation pour s’adapter à ce nouveau contexte global. Cella est une stratégie de légitimation de l’action impérialiste d’une manière acceptable dans le contexte international. Le cadre technologique et normatif ici exposé aurait ouvert la voie à ce que Pierre Musso définit comme une « industrie culturelle », profondément reliée à une « culture de masse », fruit de l’évolution processuelle du fordisme américain. Selon Musso, cette industrie culturelle découle d’un « processus généralisé de marchandisation et d’extension du modèle d’entreprise à toute la société, faisant émerger ‘l’entreprise nation’ 12». En outre, cette généralisation aurait permis une réorganisation du marché des télécommunications, ce que Musso croit marquer « l’extension de ‘l’américanisme’ à l’échelle planétaire, à commencer par l’Europe13 ».

À ce point il est important de rappeler que le processus de libéralisation du marché des télécommunications européennes, assez bien relaté par Jean Druon dans le film Good luck for your country, est un exemple de cette nouvelle conception politique qui écarte le citoyen de toute décision de nature macro-économique. Sur le plan philosophique, l’apport de cette libéralisation allait changer la vitesse avec laquelle le message se déplace dans l’espace-temps, changeant ainsi le rapport entre efficience et efficacité, comme avancé par Stéphane Paoli dans le film Penser la vitesse. Une idée de bouleversement du rapport espace-temps est aussi défendue par Tristan Mattelart, quand il cite David Harvey: « l’apparition d’un régime d’accumulation flexible aurait eu pour résultat le développement d’‘un sentiment accablant de compression de nos mondes spatiaux et temporels qui est l’un des traits majeurs de la condition post-moderne14». Tristan Mattelart va supporter l’idée d’Appadurai, en ce qui a trait à la diversité culturelle comme voie d’appropriation15. L’auteur critique les études concernant la logique d’appropriation culturelle comme étant « possible » de légitimer d’un « argument de poids en faveur du démantèlement de politiques publiques16». Et ici, le mot « possiblement » s’avère indispensable, une fois que l’auteur n’affirme pas qu’ils en seront légitimateurs, il pose plutôt la question s’ils ne le sont pas, laissant au lecteur le soin de répondre à cette question.

Nous pouvons donc suggérer que l’impérialisme culturel, au-delà de convoiter la « diversité culturelle » ou la « diaspora », comme adoptent certains auteurs, est aussi une voie de domination culturelle, veine d’insertion d’images dans l’inconscient collectif17. Nous relions l’idée de l’usage de l’impérialisme culturel, permis par la convergence des TICC, à l’adoption d’une autre « doctrine impériale ». Les idées de Gaëtan Tremblay sur «le rôle structurant des communications dans l’organisation des sociétés comme dans la vie des individus18» renforcent leur influence dans le processus de globalisation. Tristan Mattelart va aussi renforcer cette idée quand il affirme que les médias de masse traditionnels, agglutinés après la convergence médiatique des années 90, promouvaient une culture de masse globale, dans un jeu qui relie leurs activités aux concepts de l’économie politique19. Tremblay analyse le légué de McLuhan et Innis, tout en affirmant que «les techniques de communication jouent un rôle essentiel dans l’organisation économique, politique, culturelle et sociale des collectivités humaines20». Cette idée est appuyée dans le concept de «civilisation de l’électricité», tel que proposé par McLuhan. Cependant, elle amène au-delà de son «déterminisme technologique». Tel que proposait Marcuse quant à leurs propos relatifs à la modernité, l’homme devient le reflet d’une «fausse conscience» exprimée dans un appareil technique prépondérant21. Cette idée était supportée aussi par Zigmunt Bauman, lors de ses écrits sur la postmodernité. Décrite comme la «modernité liquide», la postmodernité allait, selon Bauman, moduler l’homme dans un modèle d’individualité collective22. Marcuse faisait la remarque de l’influence d’un « déterminisme technologique » dans la formation de l’inconscient collectif de la société moderne. Modernité et postmodernité seraient, selon Bauman et Marcuse, immergées dans ce déterminisme.

Conclusion

imperialisme-culturel-us-e1425302491297L’identité culturelle jouera un rôle central dans les flux culturels transnationaux23 lors des années 70 et 80, mais le caractère continu du façonnement de ces identités culturelles a souffert de l’influence d’une convergence médiatique qui videra le concept d’identité nationale, les transformant en idées entrecroisées de différentes «influences, traditions et forces»; ce que Mattelart va définir plus tard, en citant Stuart Hall, comme des facteurs perturbateurs « aux contours stables des cultures», œuvrant à leur «recomposition». La culture, devient, après la convergence médiatique une forme de légitimation du libre-échange des biens culturels24, voie d’implantation d’une culture hybride. Nous pouvons donc conclure que cette prémisse valide l’usage des médias en tant qu’instruments de légitimation d’un impérialisme culturel, voire d’exercice d’un soft power qui vise à établir et maintenir une hégémonie politique et culturelle, facteur de bouleversement dans les dynamiques de pouvoir tel que sorti de l’analyse de l’action du NOMIC en ce qui a trait aux pays en voie de développement dans les années 60 et 70. Dans un tel contexte, la « mondialisation » serait, comme avancée par Freitag, la réponse naturelle à la globalisation systématique25. Selon David Harvey, elle serait une «forme de ‘compression’ du monde contemporain26», une fois qu’elle peut restaurer la « veine » politique de la pensée libérale coincée par l’« artère » économique néo-libérale matérialisée par les autoroutes de l’information. La mondialisation serait donc l’instance de récupération des libertés individuelles ainsi que la seule façon de réaliser les finalités humaines27. Ces finalités seront mises en question de façon continue par la philosophie néo-libérale, hégémonique dans l’âge actuel, que nous voulons appeler « l’âge du regret ».

Références Bibliographiques

Bauman, Zigmunt, « L’individu assiégé », Pluriel, chap. in La vie liquide, 2006.

Freitag, Michel, «Globalisation systémique et mondialisation sociétale : les nouvelles frontières incertaines de l’intégration et de la reproduction de la société», Sociologies, chap in «L’avenir de la société : globalisation ou mondialisation?», 2010.

Marcuse, Hebert, « L’homme unidimensionnel », Les éditions de minuit, Paris, 1968.

Mattelart, A. et Sénécal, Michel «Dans l’œil de la communication-monde», Médiamorphoses, avril 2008.

Mattelart, Armand, «Passé et Présent de la société de l’information: entre le nouvel ordre mondial de l’information et de la communication et le sommet mondial sur la société de l’information», Revista de Economía Política de las Tecnologías de la Información y Comunicación, Vol. VIII, no 6, 2005.

Mattelart, Tristan, « Pour une critique des théories de la mondialisation culturelle», Questions de communication, 13 | 2008.

Musso, Pierre, «De la modernité des concepts gramsciens pour une critique du capitalisme informationnel», Quaderni, n°57, 2005.

Nye, Joseph, «Les États-Unis dans le monde en réseau du troisième millénaire – L’avenir de la puissance américaine», Le Figaro, mercredi 31 mars 2004.

Office québécois de la langue française, « Fiche terminologique », en ligne < http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=2074961&gt;, consulté le 05 mars 2018.

Schiller, Herbert, «Vers un nouveau siècle d’impérialisme américain», Le Monde diplomatique, août 1998.

Tremblay, Gaëtan, «De Marshall McLuhan à Harold Innis ou du village global à l’empire mondial», Tic & Société, vol. 1, no 1, 2007.

1 Armand Mattelart et Michel Sénécal, «Dans l’œil de la communication-monde», Médiamorphoses, avril 2008, p. 12.

2 Michel Freitag, «L’avenir de la société: globalisation ou mondialisation?», Sociologies, 2010, à partir du point 4 «Globalisation systémique et mondialisation sociétale : les nouvelles frontières incertaines de l’intégration et de la reproduction de la société», p. 13.

3 Office québécois de la langue française, « Fiche terminologique », en ligne < http://www.granddictionnaire.com/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=2074961&gt;, consulté le 05 mars 2018.

4 Joseph Nye, «Les États-Unis dans le monde en réseau du troisième millénaire – L’avenir de la puissance américaine», Le Figaro, mercredi 31 mars 2004, p. 12.

5 Michel Freitag, op. Cit., p. 14.

6 Ibid. p. 13

7 Ibid. p. 13-14

8 Armand Mattelart, «Passé et Présent de la société de l’information: entre le nouvel ordre mondial de l’information et de la communication et le sommet mondial sur la société de l’information», Revista de Economía Política de las Tecnologías de la Información y Comunicación, Vol. VIII, no 6, 2005, p. 2.

9 Gaëtan Tremblay, «De Marshall McLuhan à Harold Innis ou du village global à l’empire mondial», Tic & Société, vol. 1, no 1, 2007, p. 121.

10 Herbert Schiller, «Vers un nouveau siècle d’impérialisme américain», Le Monde diplomatique, août 1998.

11 Herbert Schiller, op. Cit., p.

12 Pierre Musso, «De la modernité des concepts gramsciens pour une critique du capitalisme informationnel», Quaderni, n°57, p. 101.

13 Ibid., p. 102.

14 Tristan Mattelart, « Pour une critique des théories de la mondialisation culturelle», Questions de communication, 13 | 2008, p. 272.

15 Ibid., p. 285.

16 Ibid., p. 286.

17 Ibid., p. 278.

18 Gaëtan Tremblay Op. Cit., p. 121.

19 Tristan Mattelart, Op. cit., p. 273

20 Gaëtan Tremblay, Op. cit., p. 121

21 Hebert Marcuse, « L’homme unidimensionnel », Les éditions de minuit, Paris, 1968, p. 168.

22 Zigmunt Bauman, « L’individu assiégé », Pluriel, chap. in La vie liquide, 2006, p. 29 – 65.

23 Tristan Mattelart, op. Cit., p. 275.

24 Ibid., 276 – 277.

25 Michel Freitag, op. Cit., p. 27.

26 Tristan Mattelart, op. Cit p. 279

27 Michel Freitag, op. Cit., p. 14.

Destaque

Dois Ministros do Supremo Tribunal Federal brasileiro fazem declarações nesta segunda-feira.

A presidente do Supremo Tribunal Federal brasileiro e o ministro Luis Roberto Barroso fizeram declarações nesta segunda-feira (2) exatamente dois dias antes do julgamento do Habeas corpus do ex-presidente Luis Inácio Lula da Silva no Supremo Tribunal Federal.

 

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Ministro do STF – Luis Roberto Barroso

O ministro brasileiro do Supremo Tribunal Federal (STF), Luis Roberto Barroso, fez nesta segunda-feira (2) em São Paulo uma declaração em que afirma que a corrupção sistêmica é um antigo modo de fazer política no Brasil. Segundo o Ministro, o Brasil estaria despertando de um estado em que a corrupção tinha se apoderado, como uma forma de fazer política. A declaração se deu durante a participação de Barroso ao Fórum Internacional de Segurança Humana, na América Latina. O evento foi promovido pelo Instituto Latino-Americano das Nações Unidas para Prevenção do Crime e Tratamento do Delinquente. O Ministro ressaltou a universalização do ensino para crianças de até 3 anos como sendo uma das metas importantes para que o país possa oferecer alguma «segurança humana ». Para Luis Roberto Barroso « um país não se constrói apenas com punitivismo e combate à corrupção, mas com agenda social. Não apenas slogans», disse o ministro.

 

 

Posse da ministra Cármen Lúcia na presidência do STF
Presidente do STF – Carmem Lùcia

Horas mais tarde foi a Ministra Carmem Lúcia, Presidente do STF, quem veio a público em cadeia nacional tratar de questões ligadas à democracia brasileira. Fazendo um apelo aos brasileiros para que respeitem a diversidade de opiniões de forma pacífica e respeitosa, a Ministra mencionou que « gerações de brasileiros ajudaram a construir uma sociedade que se pretende livre, justa e solidária ». Durante a fala, a Ministra declarou que « diferenças não podem ser inimizades sociais ». Para Carmem Lúcia, « a liberdade democrática há de ser exercida sempre com o respeito ao outro ». A Presidente do Supremo Tribunal Federal brasileiro afirmou que os brasileiros vivem hoje « tempos de intolerância e de intransigência contra pessoas e instituições ».
Os pronunciamentos dos dois Ministros ganharam repercussão na mídia brasileira após a Polícia Federal ter decretado, na quinta-feira dia 29 de março, com a autorização do Ministro Barroso, a prisão de toda cúpula próxima ao presidente Michel Temer. Entre os presos estão José Yunes, advogado, amigo e ex-assessor de Michel Temer, Antônio Celso Grecco, empresário, João Baptista Lima, ex-coronel da Polícia Militar de São Paulo e amigo de Temer, Wagner Rossi, ex-deputado, ex-ministro e ex-presidente da estatal Codesp no Estado de São Paulo, Milton Ortolan que era auxiliar de Wagner Rossi. A operação aprisionou por crimes de corrupção e lavagem de dinheiro cinco pessoas do círculo mais próximo de Michel Temer, quem ascendeu à presidência após o controverso processo de impeachment de Dilma Rousseff, aceito por um aliado de Temer, o então Presidente da Câmara dos Deputados, Eduardo Cunha.

 

downloadCondenando em 31 de março de 2017 a quinze (15) anos de prisão por corrupção e lavagem de dinheiro, Eduardo Cunha hoje encontra-se preso.

Destaque

Basill em guerra civil.

Uma intervenção militar foi decretada no Brasil em 16 de fevereiro de 2018.

#Brasil2018

http://www.gazetadopovo.com.br/blogs/fernando-martins/2018/02/16/temer-nao-quer-salvar-o-rio-so-quer-salvar-ele-proprio/
Foto: Henry Milléo/Gazeta do Povo/Arquivo

#IntervençãoMilitar #BrasilemGuerraCivil

Está decretada! Uma intervenção militar decretada no Brasil e a polêmica que fomentam é : « Não foi no Brasil, foi no Rio de Janeiro ». Então, pode-se afirmar que o Rio de Janeiro está « oficialmente em #Guerra_Civil »! Um estado rebelado, criminalizado, falido pela péssima e incompetente gestão pública, que poderiam chamá-la de « lesão pública ». Uma chaga no seio de uma comunidade que é referência do que oferece esta « indústria cultural » da mídia tradicional brasileira. O Rio de Janeiro é o bastião de uma sociedade esfacelada, desmoralizada, literalmente violentada pela « lesão pública » que infringem neste esforço #fascista de tomar o poder pelas razões mais sujas e espúrias.

Vê-se um país esfacelado, imerso numa individualidade coletiva. Cada individuo é sozinho, parte de um todo. A « individualidade » é abordada de modo a se adequar ao «inconsciente coletivo», modulado, formatado, lavado, manipulado e finalmente «alienado» pela «indústria cultural brasileira». A predominância da «mídia de massa tradicional» do Brasil (embasada em números, 99,5% dos lares têm acesso à «televisão aberta» no Brasil, número muito inferior de pessoas têm «acesso á água potável», esgoto e luz elétrica). A mídia retratou o lado bom do carnaval de todos os estados, foi obrigada a retratar a realidade do «carnaval do Tuiuti», e escancarou para o mundo o «Estado de exceção» que representa o atual governo federal (minúsculo mesmo) brasileiro.

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Ala manisfestoches, Paraíso do Tuiuti

O Mourão, porta voz dos falcões de (velhos e cansados) de Washington havia sinalizado «aproximações sucessivas». Isto posto, houveram sucessivas pequenas intromissões do exercito na segurança pública do Rio de Janeiro desde que o golpe se consolidou. Visita do Papa, Jogos olímpicos de 2016. Intervenção na rocinha em 2016 e agora, pausa para analisar as circunstâncias :

Crivella viaja para a Europa, « assim disseram » foi á Suíça, Pezão esteve na Itália e ao retornar, após o carnaval, decretada a intervenção militar no Estado do Rio de Janeiro.

O golpe de estado coloca sua primeira trincheira em solo Brasileiro, até então estava funcionando pelos meios do soft power ou, por assim dizer, no jogo do lobby político. O Golpe de Estado #Fascista dado no Brasil em 2016, consolida seu primeiro tentáculo militar. O brasileiro atônito segue em carnaval, três dias após a quarta-feira de cinzas.

Silêncio na mídia internacional. Sabe-se que existem fortes laços entre as corporações de mídia ocidentais e seguramente, a visita de importantes figuras políticas do Rio de Janeiro em circunstâncias absolutamente obscuras, coloca estes elementos, Prefeito e Governador do Rio de Janeiro respectivamente, no lugar errado, na hora errada dentro da historia da humanidade.

Não querendo ser fatalista, mas a «pós-modernidade» brasileira só não poderia ser mais «decadente» por causa das irremediáveis mudanças impetradas nesta sociedade por aqueles que o povo escolheu. Aqui falo de legitimidade democràtica que está sendo tomada á força, a ferro e fogo. O Brasil demonstra possuir uma burguesia «regressista».

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Alta das ações da Cia Siderúrgica Nacional dia 14 de fevereiro de 2018.

Sobre a «intervenção militar no Rio de Janeiro», a decisão foi tomada no dia 14 de fevereiro de 2018, quando sem nenhuma razão aparente, as ações das companhias siderúrgicas brasileiras ganharam em torno de 8% numa misteriosa e inexplicável alta no preço do minério de ferro, commoditie em baixa desde as «eleições brasileiras de 2014». Aposto todo meu salário da semana que se investigarem quem fez grandes aquisições no setor siderúrgico brasileiro (falo de bolsa de valores) no dia 14 de fevereiro, está por trás, ou tem «informações bastante privilegiadas» do golpe de Estado brasileiro e da sequência dos fatos nessa «reentrada do Brasil em um novo período de exceção», anunciada por um presidente «desmoralizado», «semimorto», que na sua desesperança de vida, entrega um verdadeiro «castigo bíblico» ao povo brasileiro.

Traidor! Traidor! Traidor! Gritam as vozes eufóricas em pleno carnaval. O carnaval mais  politizado e talvez o mais triste da «história recente do povo brasileiro».

Destaque

Un ministre de la Cour suprême au Brésil responsable des meurtres à l’intérieur des prisons.

Le 6 février 2017, la presse brésilienne a publié un rapport avec une large preuve documentaire stipulant que la gouverneure de l’État du Roraima, Mme Maria Suely Silva Campos, avait demandé de façon directe au ministre de la Justice du Brésil, M. Alexandre de Moraes, de l’aide fédérale pour contrôler les possibilités de rébellion prévues, selon les rapports de la police civil de l’État en question.

Les homicides de personnes incarcérées au Brésil

Le jeudi, le 23 février 2017, une nouvelle rébellion a pris place dans une prison de l’État de Goiânia au Brésil laissant au moins cinq personnes mortes, selon les médias locaux. Des événements de cette nature sont récurrents et presque hebdomadaires au Brésil, sans qu’aucune responsabilité ne soit pas revendiquée et cela démontre la complète incapacité de l’État brésilien à répondre aux exigences de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT).

Portrait de la situation

Pendant les premiers jours de l’année de 2017, le pays a connu plusieurs cas d’assassinat de personnes sous la tutelle de l’État, alors que 13 des prisons brésiliennes ont été ciblées par des rébellions de prisonniers depuis le début de l’année de 2017. Le résultat de ces émeutes donne un bilan très acerbe pour le Brésil avec 142 homicides des personnes sous la tutelle de l’État sur une période de moins de 60 jours.

Le réseau Radio France international (RFI) a rapporté le premier épisode de 2017 comme étant une « mutinerie [1]» survenue durant la nuit du dimanche 1e janvier 2017. L’épisode qui a laissé 56 morts parmi les prisonniers de l’état de l’Amazonas, au Nord du Brésil a étonné la société tant à l’international qu’en contexte national.

Seulement quatre jours après cette catastrophe, un nouvel épisode a été rapporté, cette fois-ci dans l’État du Roraima. Une nouvelle émeute a éclaté laissant un bilan tragique de 33 morts, « la plupart décapités ou démembrés » dont les corps « gisaient dans une mare de sang dans les couloirs du pénitencier agricole de Monte Cristo, près de la ville de Boa Vista, dans l’État du Roraima », selon Le monde [2].

Les deux établissements carcéraux éprouvent des conditions déplorables et de surpeuplement qui dépasse de deux fois la capacité des installations, ce qui en soit représente déjà une peine ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant de la part de l’État. Le Brésil démontre à chaque nouvel événement de cette nature ne pas prendre en considération les déterminations comprises dans sa Constitution fédérale dans l’article 5e, paragraphe XLIX qui dit : « il est assuré aux détenus le respect à l’intégrité physique et morale »

Après une recherche par dates dans les médias locaux brésiliens, il est possible d’identifier un nombre de 142 homicides. Cela s’est passé seulement pendant les 54 premiers jours de 2017. Une moyenne approximative de 2,7 prisonniers a été assassinée par jour durant les mois de janvier et février 2017 dans les prisons au Brésil.

Sans vouloir juger qui a commis ces assassinats, l’État brésilien, avant tout, a l’obligation de garantir l’intégrité des personnes emprisonnées sur sa tutelle. Cela est en conformité avec ce que détermine la Constitution fédérale du pays dans son article 5, ainsi que dans la CAT à l’article 1.

Pour détailler les cas par région, dans l’État de l’Amazonas nous avons eu soixante-cinq personnes assassinées. En Roraima ils étaient trente-trois. Les deux États sont situés dans le nord du pays. Ce sont les chiffres les plus accentués. Néanmoins, dans les États du sud, tel que Santa Catarina et Rio Grande do Sul, nous avons eu cinq et deux cas réciproquement. Le sud-est brésilien compte deux morts dans l’État de São Paulo. Goiânia dans le centre-ouest a eu cinq homicides et finalement le nord-est du pays, on compte vingt-six homicides en Rio Grande do Norte, deux en Paraíba et deux en Alagoas, tous les cas ici rapportés se sont passées entre le 1er janvier et le 23 février 2017.

Une alerte lancée à plusieurs reprises

La répétition insistante du Brésil dans une posture de tort face aux obligations émanant de la Convention contre la torture – à laquelle le Brésil est signataire depuis 1991 – est inquiétante. Les exécutions dans les prisons sont devenues routinières avec une incidence presque hebdomadaire. L’Organisation des États américains (OEA) a émis trois alertes au Brésil durant l’année de 2016 et une nouvelle alerte a été envoyée en début 2017 [3], pour réitérer face aux autorités compétentes les obligations de l’État qui devrait prendre des mesures pour réduire le surpeuplement dans les prisons ainsi que faire une pré-triage des cas qui viabilisent la prise de peines et mesures alternatives.

Or, l’État brésilien est le responsable de mettre en place de façon immédiate, des mécanismes qui garantissent l’adoption et le respect des lois comprises dans sa Constitution Fédérale. Le 12 janvier 2017, la Commission Interaméricaine des Droits de l’homme (CIDH) dans un communiqué de presse a condamné les actes de violence qui se sont passés dans les centres de détentions des deux États brésiliens, notamment l’Amazonas et le Roraima. Ces incidents, où environ cent personnes sous la tutelle de l’État se sont fait assassiner, ont été largement diffusés par les médias de plusieurs parties du monde. La CIDH a condamné avec véhémence cette situation et a aussi demandé au Brésil de mettre en place une enquête pour élucider les circonstances dans lesquelles se sont passées les faits, ainsi qu’il identifie et punisse les responsables de tels massacres.

Un ministre de la Cour suprême (i)responsable?

Le 6 février 2017, la presse brésilienne a publié un rapport avec une large preuve documentaire stipulant que la gouverneure de l’État du Roraima, Mme Maria Suely Silva Campos, avait demandé de façon directe au ministre de la Justice du Brésil, M. Alexandre de Moraes, de l’aide fédérale pour contrôler les possibilités de rébellion prévues, selon les rapports de la police civil de l’État en question. Le ministre Moraes a refusé de façon tacite et catégorique [4] l’aide demandée par la gouverneure de Roraima pour des raisons encore inconnues.

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Alexandre Moraes, ministre impliqué dans les meurtres. (Photo: Fabio Rodrigues Pozzebom/Agência Brasil)

L’interdiction de la torture est une norme impérative qui ne peut connaître aucune exception ou dérogation. Ainsi aucune circonstance ne peut être invoquée pour la justifier. Dans les situations qui se sont passées au Brésil, le gouvernement de l’État avait demandé de l’aide du gouvernement fédéral brésilien dans la personne de son ministre de la Justice, M. Alexandre de Moraes, qui a tacitement refusé d’octroyer l’aide demandé, sans aucune justification ni explication plausible qui venait à justifier ce refus. Cela aggrave la responsabilité de l’État, une fois qu’il a été avisé des risques présentés par son système carcéral.

La CAT établit que l’État a l’obligation de surveiller l’efficacité des mesures et de les modifier en cas d’inefficacité, la reprise insistante de la question, malgré les plusieurs alertes lancés par l’OEA, configure une violation directe de la CAT, mettant en évidence l’inefficacité du système judiciaire brésilien pour prévenir la torture commise en complicité avec les agents d’États, ainsi que par des tiers, sur les personnes ayant une condition de vulnérabilité face à leur statut de prisonnier sous la tutelle de l’état.

Le Brésil a été condamné le 15 may 2017 par la Cour interaméricaine des droits de l’homme dû à deux cas de violence et torture de la part des autorités policières[5]. Nous appelons à la communauté internationale pour tourner le regard aux actes arbitraires qui se passent au Brésil notamment à l’intérieur de son système de justice. Dans un contexte comme celui-ci, nous vous invitons à demander à la Présidente de la Cour Suprême brésilienne, Ministre Carmem Lúcia, d’assurer l’application de la CAT permettant de mettre en place, dans les plus brefs délais, des actions effectives pour que les homicides sordides des prisonniers sous la tutelle de l’État cessent le plus rapidement possible. Et d’autre part, d’engager la responsabilité des complices, notamment le ministre Alexandre de Moraes, qui a refusé d’intervenir malgré la gravité de la situation.

Enfin, ayant le Brésil ratifié le Protocole facultatif à la convention contre la torture (OPCAT) en 2007, nous attendons à ce que le pays évalue les conditions des détentions de toutes ses prisons, y compris les établissements non-étatiques, mettant en liberté immédiatement toute personne emprisonnée en ayant le droit à la liberté.

Sources

Amnesty International France. 17 may 2017. « Brésil. Une condamnation de la Cour interaméricaine met en évidence de terribles antécédents de la police en matière de viols et d’homicides » : https://www.amnesty.fr/presse/brsil-une-condamnation-de-la-cour-interamricaine-m [5]

Gatinois, Claire. 7 janvier 2017. « Abandonnées, les prisons brésiliennes soumises à la guerre des gangs ». Dans Le Monde :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/07/abandonnees-les-prisons-bresiliennes-soumises-a-la-guerre-des-gangs_5059134_3222.html#to3WsuZgCGBvme7f.99 [2]

Jornal do Brasil. 6 janvier 2017. Presídio: ofícios mostram que Roraima pediu ajuda, mas governo federal negou : http://www.jb.com.br/pais/noticias/2017/01/06/presidio-oficios-mostram-que-roraima-pediu-ajuda-mas-governo-federal-negou/ [4]

Organization of American States. 16 juin 2016. IACHR Regrets Violence in Detention Centers in Ceará, Brazil. Press Release. 079/2016 : http://www.oas.org/en/iachr/media_center/PReleases/2016/079.asp [3]

Organization of American States. 15 novembre 2016. IACHR Condemns Violent Deaths in Brazilian Prison. Press Release. 156/2016 : http://www.oas.org/en/iachr/media_center/PReleases/2016/156.asp [3]

Organization of American States. 23 novembre 2016. IACHR Condemns Acts of Violence in Detention Facilities in Pernambuco, Brazil. Press Release. 175/2016 : http://www.oas.org/en/iachr/media_center/PReleases/2016/175.asp [3]

Organization of American States. 12 janvier 2017. IACHR Condemns the Deaths of Nearly One Hundred People in Prisons in Brazil. Press Release. 02/2017 : http://www.oas.org/en/iachr/media_center/PReleases/2017/002.asp [3]

RFI. 2 janvier 2017. « Brésil: 56 détenus massacrés par un gang rival à Manaus » : http://www.rfi.fr/ameriques/20170102-bresil-plus-60-morts-une-mutinerie-une-prison-manaus [1]

Destaque

É PRECISO DAR UM NOME AO QUE ESTÁ ACONTECENDO NO BRASIL. ISTO SE CHAMA « FASCISMO ».

O Fascismo repousa sobre o seu « caráter de massa ». Este é elo indispensável ao ciclo político sobre o qual se impõe. A crise política lança sobre a burguesia um sentimento de perigo. É mais uma ferramenta do fascismo buscando um argumento para convencer a massa de que as « mudanças » do sistema são necessárias. Desta mesma forma fizeram o stalinismo soviético, o fascismo italiano e como se pode imaginar, fez também o nazismo alemão.

O FASCISMO DO SÉCULO XXI.

Á partir do inicio do século XX, quando se estabeleceram as bases para a revolução operária russa, a Itália via ganhar volume a figura do fascismo, movimento ligado á burguesia com ampla base de apoio popular. A relação promíscua das instituições com o grande capital já era revelada no início do seculo XX, segundo os escritos de Léon Trotsky. Ele, que foi uma figura emblemática do movimento revolucionário russo de 1917, em seus textos descrevia os eventos que eram à época de grande semelhança aos que ocorrem hoje na luta de classes brasileira. O que naquela ocasião deu origem aos mais diversos movimentos operários, hoje se apresenta como grande algoz da democracia brasileira, tergiversando com o trabalhador, colocando a burguesia no poder.

É preciso « revisitar a historia da humanidade », recuar no tempo ao menos 100 anos e entender as circunstâncias que causara então tantas mudança e que hoje são o mote de tantas aberraçoes, no quadro político brasileiro. Todos os critérios peculiares ao atual contexto da política nacional brasileira estavam presentes àquela ocasião. Para acontecer, o fascismo precisa destruir as instituições democráticas e a classe trabalhadora. Os fascistas buscam a « apatia completa », a desarticulação « nacional e internacional » do movimento operário. Alguma semelhança com o que ocorre com o atual « fascismo brasileiro »? Todas! O mesmo Léon Trotsky, foi traido na União Soviética e durante o exílio no México, algum tempo antes de ser assassinado, alertava : « o fascismo busca substituir as organizações operárias por uma rede de instituições »– MBL, Vem Pra Rua, entre outros – penetrando profundamente na massa. O que buscam é criar empecilhos á consolidação da independência da classe operária, fazem isso através de suas reformas, como é o caso das atuais reformas trabalhista e da previdência.

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A NECESSIDADE DA AÇÃO OPERÁRIA.

No livro Léon Trostsky contra o fascismo, o movimento dos social-democratas já aparece, desde 1932, como sendo uma ala moderada do fascismo. Segundo o livro, existe no fascismo uma « vocação » para desmantelar as « condições materiais e intelectuais da classe trabalhadora ». Ações políticas – reforma da educação, reforma trabalhista, reforma da previdência – visam destituir todos os elementos de auto organização construídos pelos movimentos sociais e dos operários. Eles pretendem fazer isso quebrando a organização sindical, espinha dorsal do movimento operário.

O Fascismo repousa sobre o seu « caráter de massa ». Este é elo indispensável ao ciclo político sobre o qual se impõe. A crise política lança sobre a burguesia um sentimento de perigo. É mais uma ferramenta do fascismo buscando um argumento para convencer a massa de que as « mudanças » do sistema são necessárias. Desta mesma forma fizeram o stalinismo soviético, o fascismo italiano e como se pode imaginar, fez também o nazismo alemão.

Cinco anos após a crise de 1929, Trotsky escrevia aos franceses a partir da Suíça, lamentando não ter estado na França durante a crise de fevereiro de 1934, ocasião em que o fascismo francês conhecia seu ápice. Na ocasião, houvera mais de 30 assassinatos durante as manifestações da esquerda. 

O movimento que vive o Brasil foi iniciado nas manifestações de 2013. Foi lá que abriu-se a brecha para a onda da qual a « mídia fascista brasileira » se apropriou e colocou em cena todos os elementos que deriam pano de fundo á #GreveGeral de 28 de abril de 2017. Os fascistas pretendem ser aqueles que dominam o discurso face á massa. Na sexta-feira, pudemos assistir a cenas dantescas de caminhonetes atropelando pessoas em frente às barricadas. Eles são parte do poder, mas este não pertencem exclusivamente a eles.

A GREVE GERAL COLOCOU AS COISAS NO LUGAR?

Há uma semelhança históricas entre estes dois momentos e apesar das aparências, não há nenhuma coincidência entre o que ocorre hoje no Brasil, e os fatos decorrentes daquele fevereiro de 1934 na Framça. Os métodos atualmente adotados no Brasil fazem parte das informações que recebem reis, rainhas e presidentes, norte americanos e europeus. Eles ficam dentro de uma forma de cofre do poder – o que podemos chamar de « vault » – e traz os maiores segredos da história da democracia moderna. Dentro do « vault » está escrito que o fascismo é a base de todo poder da burguesia. Já era assim desde o bonapartismo do século XIX. É este sistema que permite mudar a forma de produção. Ele amplia o espaço e fornece mais condições para o amplo exercício da mais valia. O fascismo valida o capitalismo em seu estado mais liberal. Por isso entender a « mídia fascista brasileira » como uma batuta do fascismo brasileiro é imprescindível, para entender em que tempo e ritmo vão se suceder os eventos daqui para frente. Cooptando o poder, os fascistas criam um Estado onde a corrupção exerce o mandato.

Voltando á greve geral de sexta-feira, 28 de abril, o Brasil acorda neste domingo de ressaca. O que o movimento operário brasileiro ofereceu aos fascistas foi o sabor amargo de perceberem que o movimento deles não é dominante. O movimento mostra aos trabalhadores que não devem ter medo, mas sim ataca-los e dar golpes para que entendam que os trabalhadores são mais numerosos e mais audaciosos. E serão « cada vez mais ». O movimento operário brasileiro mostrou na ultima sexta-feira que os fascistas não estão sozinhos. Mostrou também que são os operários o movimento mais forte nas ruas. « A sabedoria para vencer os fascistas é saber afrontá-los », diria Léon Trotsky. Covardes, eles se sentem acuados quando percebem o poder que tem a massa operária.

A exemplo daquele março de 1934, o movimento operário brasileiros provou que desta vez os fascistas estavam do lado de fora das barricadas. Eles não brincam com os operários quando estão organizados e motivados, como aconteceu nesta sexta 28 de abril. Esta data ficará marcada na história brasileira como o dia que o movimento operário brasileiro se levantou contra o fascismo em pleno século XXI.

«Déclaration d’indépendance de la République démocratique de Vietnam» ET «Appel à la nation» ;)

« Le discours n’est pas seulement ce qui traduit les luttes, mais ce par quoi on lutte, ce pour quoi on lutte, le pouvoir dont on cherche à s’emparer »

Michel Foucault

Introduction

Nous désirons présenter dans ce travail une analyse du discours d’un des plus tenaces politiciens du XXe siècle, Hô Chi Minh, le leader vietnamien qui a réussi à liberté son pays après successives guerres de décolonisations. Tout au long du texte, nous allons analyser deux de ses discours, notamment, au centre des conflits de libération très saignants et violents. Les analyses ne seront pas reliées pour répondre aux exigences du travail. Les deux discours choisis font partie de l’histoire du XXe siècle comme la genèse de l’unification d’un peuple cherchée jusqu’à la mort pour ce qui était au centre de la libération du peuple vietnamien. Les discours de Hô Chi Minh font la pente sur les deux guerres consécutives dans lesquelles son pays a été immergé.

Dû au caractère presque continu de ces deux événements, les deux conflits pourraient être insérés dans le contexte de la lutte fratricide d’un peuple pour son affranchissement et la rapacité sans limites des pays impérialistes, voire fascistes, qui voulaient garder la mainmise sur les richesses et les travailleurs en conditions analogues à l’esclavage. Le contexte historique des deux textes sera traité de manière continuée de façon à donner un regard plus rapproché de l’aspect pérenne et continué dont ce douloureux procès de décolonisation aurait pris au cours du temps.

En ce qui concerne l’évolution de cette analyse, ce que nous proposons c’est un bref exposé du contexte historique suivi de l’analyse du discours, découpé dans chacun des cinq éléments de la disposition. Cela se fera de façon intercalée par les analyses qui doivent se faire de manière à répondre aux exigences du travail offert dans le portail Moodle du cours.

Analyse du discours «Déclaration d’indépendance de la République démocratique de Vietnam1».

Détenteur de deux repères d’entre les textes compris dans le livre « Les 100 discours qui ont marqué le XXe siècle», le Vietnamien Hô Chi Minh est le personnage au centre d’un des épisodes les plus marquants de l’histoire des luttes pour la décolonisation au cours du XXe siècle. Pays marqué par successives périodes de domination impérialiste, le Vietnam est placé à l’intérieur d’une zone controversée, belligérante et très disputée, l’Indochine. Vus, aux yeux des impérialistes comme une des portes d’entrée de l’Asie communiste, les Vietnamiens ont vécu plusieurs invasions et prises de pouvoir. Entre les années 1940 et 1976, le pays serait ciblé par les intérêts impérialistes de plusieurs puissances économiques.

Divisé dans trois zones ou Ky, le Vietnam était sous occupation française jusqu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le pays était composé au Sud par la région de la Cochinchine qui était « une véritable colonie incorporée à la République», au Centre par la région d’Annam qui faisait partie d’un protectorat, où les relations extérieures et les forces armées étaient contrôlées para la France et finalement au Nord, le Tonkin, un «protectorat particulier» où la France ne dominait que les deux plus grandes villes, Hanoï et Haiphong. Cette division visait notamment à démobiliser les sentiments nationalistes tout en créant une espèce d’isolement politique en chaque région.

Le pays a connu l’essor des sentiments nationalistes lors des années 30, avec la fondation du Parti communiste de l’Indochine au nord dans la région du Tonkin. Le mouvement Vichy français (dû à la victoire allemande sur la France) entre en scène et le contrôle des colonies de l’Indochine passe à être livré au Japon qui favorise l’augmentation des sentiments nationalistes. Le mouvement vietnamien va s’aligner à la Chine. En 1941 la Lègue révolutionnaire pour l’indépendance du Vietnam va être créé et le mouvement gagne le nom de Viet Minh. Conduit par Hô Chi Minh, le mouvement va éprouver plusieurs victoires sur son territoire, principalement dues à la convergence des forces entre le sud conservateur et le nord progressiste. Les valeurs nationalistes défendues par Hô Chi Minh ont beaucoup aidé dans la mise en place de cette convergence.

En mars 1945, le Japon passe aux actes et décide d’envahir l’Indochine. Le mouvement de Viet Minh se bat bravement et résiste à l’occupation japonaise. En septembre, le Japon capitule après l’explosion des bombes d’Hiroshima et Nagasaki. C’est dans cette occasion qui Hô Chi Minh livrerait son discours : « Déclaration d’indépendance de la République démocratique du Vietnam ». Ce discours va être l’étincelle de la flamme de la guerre fratricide du Vietnam durant la guerre d’Indochine. Deux mois plus tard, en novembre, la France lancera une attaque meurtrière au Port d’ Haiphong tout en fauchant six mille vies. La contrattaque Viet Minh viendra un mois plus tard. C’est alors qui déboutera de la Guerre de l’Indochine dont nous vous invitons à prendre connaissance ici.

Ce discours a un caractère délibératif, en fonction du contexte historique et circonstanciel dans lequel il a été livré. Le leader vietnamien cherche à livrer un message qui engage et stimule ses concitoyens à se battent pour la libération de leur patrie, alors, en situation de guerre contre la France, aperçue en tant que l’ennemie impérialiste. Le discours est en soi une déclaration d’indépendance, mais aussi une déclaration d’une guerre fratricide qui s’apprête dans les destins vietnamiens.

Le discours a pour cible le peuple du Vietnam. Après les citations, depuis le premier paragraphe du discours, l’orateur commence par adopter immédiatement le déterminant possessif «notre» et «nos», pour s’adresser à ses interlocuteurs. « […] abusant du drapeau de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, ont violé notre terre et opprimé nos compatriotes». En gris d’argumentation, l’orateur fait un appel au sentiment nationaliste du peuple, tout en justifiant sa prise de parole par des faits objectifs de l’histoire du pays. Son discours fait appel à la conscience morale du monde libre.

L’auteur utilise une sorte d’exorde d’insinuation pour prévenir le public du sens dont son discours va prendre. Ce n’est pas une coïncidence que dans un discours nommé déclaration d’indépendance de la République démocratique du Vietnam, l’exorde apporte les paroles, définies par l’orateur comme «immortelles» des déclarations d’indépendance américaine et ensuite celle dérivée de la Révolution française, tout en mentionnant : «les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits». Cela sera l’expression subtile de l’intention après ces paroles.

La narration du discours se fait d’un point de vue omniscient. L’orateur démontre connaitre en richesse de détails tous les aspects relatifs aux relations entre les deux pays. Dans cette partie, l’orateur cherche à justifier son discours par des faits qu’il passe à prononcer.

En partant pour la longue histoire de la domination coloniale, le discours apporte des faits controversés relatifs à cette domination. L’auteur introduit sa narration para l’ambiguïté entre les déclarations d’indépendance prononcées préalablement et la conduite des impérialistes face à son peuple.

Dans cette partie, l’auteur semble vouloir justifier la prise de position à venir. Il mentionnât le «viol de la terre» et «l’oppression du peuple», la «division politique» imposée pour démobiliser les forces nationalistes, les lois dites «inhumaines», le régime qui visait construire «plus de prisions que des écoles», tout est mis en contexte pour donne base à sa narration. Ces faits ressortent dans le texte comme les éléments déclencheurs d’une intrigue dont le discours se propose à régler.

Ensuite, l’auteur passe à la péripétie, abordant les invasions japonaises et la posture de l’administration française face à ces invasions, l’auteur mentionne : « quand les fascistes japonais, en vue de combattre les Alliés, ont envahi l’Indochine […] les colonialistes français se sont rendus à genoux pour leur livrer notre pays». Finalement, pour conclure sa narration, l’orateur amène au texte les faits graves, comme le plus de deux millions de personnes mortes de faim au nord du pays. Et c’est dès lors qu’il passe à la confirmation.

L’auteur établit un jalon dans son discours. À partir de ce point-ci, il mentionna par trois fois la date du 9 mars, deux fois dans les deux premiers paragraphes de la confirmation et cela preuve qu’il veut dépasser la narration. Dans cette partie, il définit clairement les raisons pour lesquelles il s’avère impératif de prendre une position. Ce quand il mentionne le fait que les colonialistes français ont vendu leur pays par deux fois aux Japonais.

En mentionnant un comportement complaisant de la part des Vietnamiens en ce que concernent les Français, cette partie du texte fait ressortir le sentiment de trahison de la part des Vietnamiens. L’orateur mentionne qui le pouvoir a été pris des mains nippones et pas des mains françaises. C’est à ce moment qu’il mentionne : «notre peuple a brisé toutes les chaînes qui ont pesé sur nous durant près d’un siècle, pour faire de notre Vietnam un pays indépendant». Pour la première fois depuis le début de la prise de parole, en gris de confirmation, le propos de son discours est finalement dévoilé.

La réfutation du discours se fait d’une façon directe. L’orateur mentionne : « Pour ces raisons, nous, membres du gouvernement provisoire, déclarons, au nom du peuple de Vietnam tout entier, affranchir complètement de tout rapport colonial avec la France impérialiste». C’est le fait annoncé. La raison majeure du discours est dévoilée cet exact moment. L’orateur passe finalement à la péroraison. La prise de position pour laquelle le discours a été conçu. Cette partie démontre l’aspect urgent et inévitable de la prise de position. Elle vient renforcer l’impossibilité d’agir d’une manière différente. Hô Chi Minh a exposé quel était le vrai but de ces paroles.

En gris de conclusion, l’auteur rappelle l’engagement du Vietnam dans la Deuxième Guerre mondiale à côté des Alliés. Il mentionne les résolutions des conférences de Téhéran et San Francisco comme faisant un appel à la conscience et au bon sens des impliqués dans la question. L’auteur finalise son discours tout en mentionnant les mots «libre» et «indépendant», comme s’il était en train de faire un appel à la logique pour laquelle ceux qui reçoivent son message doivent accepter les arguments et livrer l’indépendance du peuple vietnamien.

Analyse du discours «Appel à la nation2».

Le 7 mai 1954, le Vietnam sort vainquant de sa bataille décisive contre la France. Vainqueur de la guerre, Hô Chi Minh signa en juillet 1954 des accords « assez satisfaisants pour la plupart de ses revendications». Cela se fait lors de la Conférence de Genève en juillet 1954. L’accord a établi un cessez-le-feu en Indochine. Le pays est divisé au 17e parallèle. Des élections seront prévues en deux ans. Elles visaient l’unification du pays. Néanmoins, le Sud s’est allié aux États-Unis, qui n’étaient pas signataire des accords de Genève.

Les résultats de l’intromission des États-Unis dans la question ont été dévastateurs, les élections n’ont pas eu lieu comme prévu en 1956 et 1957 le Viet Minh déclare active «la subversion au Sud». Cela déclencha un mouvement rebelle nommé le Front national de Libération (FNL), connu par Viet Cong. Ce mouvement est composé dans sa majorité par des personnes insatisfaites avec le gouvernement du Sud. Impliqué dans plusieurs scandales de corruption, supportés pour les États-Unis, le sud du 17e parallèle agonise.

En 1963, un coup d’État tiendra place dans le Vietnam du Sud. Une junte militaire a pris le pouvoir avec l’appui des États-Unis. En août 1964, le président Lyndon Baines Johnson, récent élu, va envoyer le premier bombardement d’une guerre qui prendra 10 ans par la suite. C’est en juillet de 1966, après l’attaque-surprise des Américains contre une zone démilitarisée du milieu du pays, qui le discours «Appel à la Nation» a eu lieu.

Ce deuxième discours prend une connotation d’engagement et unification du peuple vietnamien. Il garde toujours son caractère délibératif, en fonction d’un contexte particulièrement dangereux et qui exhorte la nécessité d’une action et de la mobilisation immédiate du peuple vietnamien.

Hô Chi Minh s’adresse à tout le peuple du Vietnam. Il ouvre son discours en faisant des compliments au sujet du Front national de Libération et de la population du Sud qu’il va gentiment appeler de «frères du Sud». Ensuite, il passe à travailler sur la morale de l’armé du Nord tout en employant le mot «inébranlable» pour définir l’état d’esprit de ses troupes. Au cours du discours, il fera appel aux compatriotes et combattants. C’est alors qu’il va mentionner le Vietnam Uni.

Déjà dans l’exorde, l’orateur fait le point sur les attitudes de l’agresseur, qualifiant ces dernières de «barbares» tout en offrant un contre point à la question. Il affirme: «mais ils sont en train de subir de grandes défaites». Un aspect qui ressort de cet exorde est le fait de l’orateur attribuer l’attaque au sud de «notre pays», ce que démontre dès le début du texte le caractère conciliatoire envers son peuple dont il cherche imposer dans son discours. Il fait le point précis de la situation et explique les attitudes de l’agresseur ennemi.

La narration se commence quand l’auteur fait le point sur l’importance du support offert par le Vietnam du Sud dans les affrontements contre ce que l’auteur va appeler «les agresseurs américains». D’une manière omnisciente, la narration fait le point sur la gravité de la situation. Il expose tous les faits dans quelques paragraphes, mentionne nominalement ses ennemies et présente une sorte de bilan résumé de la situation.

Déjà dans ce point il y a un signe clair qui Hô Chi Minh ne se dirige plus au Vietnam comme un pays divisé entre Nord et Sud, mais, plutôt un seul pays. L’orateur fait l’usage du terme «le nord de notre pays». C’est une sorte de conciliation, d’appel à l’union des forces et à l’esprit nationaliste des Vietnamiens.

Ensuite, il qualifie l’attaque faite de la part des États-Unis comme étant un acte d’impudeur. Il mentionne comme «désastreuse» la campagne américaine dans le sud, cela fait mention au coup d’État déclenché quelques années avant et qui certainement a impacté pour aggraver les tensions dans la région. L’auteur qualifie l’action de l’ennemi comme étant une manœuvre pour les forcer à négocier. Cette attaque représente l’élément déclencheur de tout le conflit à venir.

Dans le paragraphe qui suit, Hô Chi Minh fait le bilan du nombre d’avions abattus, il a exalté l’héroïsme du peuple vietnamien tout en faisant ressortir leur objectif dans cette prise de parole. L’orateur parle de «faire échec à la guerre» et utilise le mot inébranlable comme qui montre la position de son peuple face à l’attaque de l’agresseur.

Finalement, l’auteur passe à mentionner qu’un «nouvel échelon» a été franchi. Il fait mention à l’avance prise par l’ennemi vers le nord. L’orateur qualifie l’action de très grave comme s’il voulait faire remarquer l’importance et le péril de l’action de l’agresseur envers son peuple. L’auteur veut soulager la situation tout en attribuant l’attitude à un «acte de désespoir». Il ne pouvait pas imaginer que de ce point-ci, la guerre prendrait encore dix ans avant d’être finie.

Dans ce paragraphe, l’auteur fait l’association de l’agresseur à une figure mythique, le «fauve». Cela est fait pour donner la dimension du mal qui est pour venir. Une métaphore pour signifier l’aberration qui représentait une telle agression sans aucune justification.

Pour conclure la partie de la narration, Hô Chi Minh envoya un message clair. Ce paragraphe va, entre autres, faire remarquer qui le Vietnam a accepté l’appel à la guerre. C’est dans ce point-ci qu’il va mentionner nominalement le président américain et déclarer dans tous les mots qui, peu importe l’effort, le temps ou le nombre de vies employées dans le conflit, le Vietnam ne se laissera pas subjuguer! «Jamais ils ne pourront ébranler notre volonté de fer de combattre l’agression américaine, pour le salut national».

Finalement, en gris de conclusion de sa narration, il mentionne l’indépendance et la liberté, faisant ressortir les nobles valeurs pour lesquels se bat le peuple vietnamien. Ses derniers mots dans ce paragraphe démontrent une certaine confiance en soi et en son peuple.

Pour la confirmation, le discours fait apparait une possible faiblesse de l’ennemi, vu que Hô Chi Minh va parler «négociations de paix», ce qui suscite à une possible tentative de l’agresseur en mettre fin au conflit par les voies diplomatiques, mais ce dernier est dépourvu de moral et de crédibilité. L’orateur utilise le verbe «tromper» pour faire l’image de ce que représentent les vraies intentions de l’agresseur. Il fait appel à la communauté internationale et expose de manière inexorable le complet manque de crédibilité qui jouait les Américains dans le conflit en question.

L’orateur fait un appel à la raison posant une série de questions et il défie son ennemie à leur répondre publiquement. Les questions n’ont jamais étés répondues, mais, le résultat de cette guerre viendra à la fin du carnage dont l’agresseur a voulu imposer au peuple vietnamien. Minh mentionne l’accord de Genève, brisé grâce à l’intromission américaine dans les affaires vietnamiennes. C’est la cause dernière mise en question avant de passer à la réfutation.

«Le peuple vietnamien est profondément attaché à la paix», dit l’orateur dans la débouchée de sa réfutation. Malgré le caractère incassable et guerrier des Vietnamiens, le leader va faire la remarque que la guerre ne fait que partie des plans de l’agresseur et qui à son peuple ne reste qu’à se défendre sous peine d’être néantisé. C’est la réfutation par un procédé sophistique, l’appel à l’opinion publique. Dans sa réfutation, l’orateur veut aussi faire apparaitre les conditions plus favorables au moment de son discours, en comparaison avec celles vécues préalablement, lors de guerre d’Indochine.

D’une façon subtile, il veut démontrer que s’ils ont étés capables de vaincre en conditions d’attaque impérialiste, lorsque les circonstances étaient plus défavorables. Il utilise une sorte de pente savonneuse pour exprimer un sentiment sophiste, mais, efficace dans la levée du moral des troupes. Ils seront certainement vainquant de cette nouvelle quête pour liberté selon son raisonnement. L’aspect motivant de cette réfutation se demeure le fait du message être passé de manière «très subliminale». L’aspect lié à l’unification du sentiment nationaliste et le virage de l’opinion publique contre l’action américaine au Vietnam fait le point dans cette partie du discours.

«Nous sommes unanimement déterminés à endurer toutes les privations et consentir tous les sacrifices». Rien de plus clair que ce message compris entre les quelques paragraphes de sa péroraison. Une fois de plus, l’auteur revient sous la question de la réunification du peuple et de son sentiment nationaliste. Le mot «unanimement» a été employé et démontre la force de l’argument unificateur pour lequel se caractérise ce discours. Il remercie le support reçu des pays socialistes. L’orateur laisse transparaitre dans son discours qui tous les efforts et supports nécessaires à la victoire ont étés mises en place. Un aspect de convergence avec des forces internationales apparait de manière subjacente. C’est presque une prévision de ce qui va se suivre en ce qui concerne l’opinion publique internationale. Elle ferait les États-Unis reculer de cette «sale guerre» où les moyennes les plus inhumaines ont été employé par un rien. Dans ses quasi derniers mots, le leader vietnamien fait ressortir les valeurs en cause pour le peuple vietnamien. Il appelle les compatriotes et combattants à cette nouvelle guerre fratricide qui s’impose. Finalement, dans une phrase d’effet, l’orateur prononce la phrase qui définit sa vision du futur face à ce nouveau défi et nous le paraphrasons : «Vive le Vietnam pacifique, réunifié, indépendant, démocratique et prospère»!

1 Hervé Broquet et coll, «Déclaration d’indépendance de la République démocratique de Vietnam » In. Les 100 discours qui ont marqué le 20e siècle, André Versaille, 2008, p. 288 – 294.

2 Hervé Broquet et coll, «Appel à la nation» In. Les 100 discours qui ont marqué le 20e siècle, André Versaille, 2008, p. 520 – 527.

Référence bibliographique :

Broquet, Hervé et coll, «Les 100 discours qui ont marqué le 20e siècle», André Versaille, 2008.

Diálogos sobre a mídia brasileira.

1 e 2 se encontram por acaso, 1 está assustado e os 2 chegam a 1 mesma conclusão.
1- Oi, tudo bem? Tem uma “moça” por aqui que me caça. Vê lá no fio.
2- Ouvi  falar de uma “caça às bruxas”.
1- Imagine.
2- Pois é, imagine.
1- E eu vivendo no meio de tudo isso.
(1, 2, tentando aprender com os erros que cometeu)
2- Estou em rota projetando os meus princípios.
1- Escrevo cego, a esmo, peço a licença dos conselheiros para daí extrair o meu jornal.
2- As políticas, quando guiadas pela mensagem,
1- Invertem o senso natural das coisas na democracia.
2- Isso.
1- A mensagem não pode ser a precursora dos anseios sociais.
2- Isso mesmo.
1-É uma distropia do sistema de comunicação social. A concentração tem se mostrado nefasta para a democracia americana em toda extensão continental.
2- E o pobre Brasil, sucumbiu á própria mídia.
1- Pois é, crise do gênero “criatura que devorou o criador”.
1- Não pode dar certo.
2- -Não tem como dar.

Bon apetit!

Caro Sr. Presidente,
Me reservei o direito de lhe falar na forma apropriada, na esperança de que assim eu possa fazer-me entender sem ruídos nem diferenças idiosicráticas que impeçam a boa leitura e compreensão dos termos que aqui expresso. Primeiramente, me vejo na obrigação de dizer que falo por mim, pleno em meus princípios e que espero que esta mensagem seja interpretada apenas como um gesto de profundo respeito e do desejo de, por autoridade tão elevada, me fazer entender.
Compreendo que a cultura na qual nós somos imersos ou crescemos tem um papel fundamental em moldar nossos discursos e até nossos princípios, contudo, não posso deixar de me preocupar quando percebo que tão nobre e sagrada função como esta de se ser Presidente possa estar imersa no que representa o contrário de todos os valores morais nos quais crescemos e nos desenvolvemos. Eu não posso enxergar no Senhor, Presidente, um homem espúrio e desprovido de princípios sob a pena de fazer escorrer completamente a autoridade que a tão elevada excelência é inerente pelos dedos das suas próprias mãos.
São esses os argumentos que guiam o meu desafeto para com o atual ocupante das dependências governamentais do Brasil. Aquele que se diz “presidente dos brasileiros” não representa verdadeiramente o povo brasileiro. Entendo que nos altos jogos e apostas do tabuleiro do poder certas “cartas” têm papel preponderante, mas, estou certo que, se todos cresceram sob o crivo das mesmas regras, nestas cartas o poder é questão de sorte, possibilidades e porque não ousar dizer, também simpatia. Este senhor não traz verdades nem fala de política. Este senhor traz a foice da morte em suas mãos. Ele traz a na sua mala a fome e a miséria de 32 milhões de pessoas. Peça a ele para olhar para o próprio prato e enxergar 32 milhões de famintos miseráveis. Tente o Senhor vê-los. E se conseguir, coma e sacie-se das entranhas famintas de 32 milhões de almas que serão entregues ao inferno em vida.
Espero não  atrapalhar o ambiente e a paz do seu jantar de negócios. O senhor terá, em algumas horas, o meu povo servido na sua mesa. Quem se ocupa de servi-lo, vem na condição de mensageiro e serviçal da morte, está nas suas mãos decidir, o que agora nasce deste ano I e de ditar todas as poções do mal, sejam elas grandes ou pequenas, que há de tombar sobre a humanidade pelos próximos 2000 anos. Sem nenhum medo de errar, afirmo ao Senhor Presidente que a vitória, o êxito e a glória do seu povo encontra-se, junto com o meu, entre os seus próprios dedos da mão. Não há destino separado para eles, assim como não há para nós.
Peço desculpas pelo caráter petulante de algumas destas palavras, como disse anteriormente, queria apenas fazer-me ouvir e entender, de forma cordial e respeitosa, mas não posso deixar de sentir os sobressaltos que me causam este encontro com aquele que vejo como o algoz. Quem mais estará sentado à mesa?
Quero poder um dia vê-lo na sua grandeza, olhar-lhe nos olhos. Quero poder deixa-lo ler minh’alma, minha mente, meu coração e minhas palavras. Quero que o senhor entenda o erro e a gênesis de tudo que está para acontecer. Não se pode viver e alimentar o mal. Está provado ao longo da história, ele se volta contra nós muito antes do esperado.
Desejo ao Senhor uma semana produtiva de trabalho, repleta de bons e saudáveis frutos.
Que Deus nos abençoe, Sr. Presidente.
R.R.

Título original: Carta ao excelentíssimo Senhor Presidente dos Estados Unidos